Nouvelles‎ > ‎Messages‎ > ‎

La Minustah doit présenter « ses excuses publiques »

publié le 29 juil. 2013 à 05:09 par Junia Barreau   [ mis à jour : 7 août 2013 à 06:33 ]

P-au-P, 28 juil. 2013 [AlterPresse] --- L’Organisation des Nations Unies doit présenter « ses excuses de façon publique et claire, pour avoir initié le choléra en Haïti » : c’est ce que recommande Mark Schneider conseiller spécial sur l’Amérique Latine et vice président du groupe international de gestion de crise (International crisis group, États-Unis), au cours d’une conférence tenue au Centre d’études stratégique et international à Washington, le jeudi 25 juillet.

Cette démarche parmi d’autres est importante si la Mission veut redorer son image aux yeux de la population haïtienne, estime Schneider.

Dans cette même lancée l’Onu devrait s’assurer que les soldats de la Mission des nations unies pour la stabilisation d’Haïti (Minustah) qui ont violé des adolescents et adolescentes haïtiens comparaissent devant la justice.

« Les gens (haïtiens) ont le droit de savoir ce qui s’est passé avec ces soldats qui ont violé leurs concitoyennes et concitoyens », a poursuivi Schneider.

Le haut cadre étasunien invite les Nations unies à s’engager très activement dans le combat pour freiner la propagation de l’épidémie, surtout en milieu rural, ce, quel qu’en soit le coût.

À ce niveau l’Onu devrait enclencher « une campagne de vaccination contre le choléra dans les zones provinciales pour offrir un degré de protection » à ces habitants.

« Cela va coûter de l’argent mais je pense que cela doit être fait » : dixit Schneider, qui est un ancien assistant administrateur de l’agence officielle d’aide des Etats-Unis USAID.

Depuis son apparition en octobre 2010, l’épidémie de choléra a déjà tué officiellement 8 190 haïtiens.

Des études conduites par des chercheurs américains et français remontent l’origine du choléra à des casques bleus onusiens, membres de la mission de paix en Haïti.

L’Onu refuse de dédommager les victimes. Elle vient d’avancer l’option d’une aide de 2,5 millions de dollars à la lutte contre l’épidémie.


LIRE LA SUITE SUR ALTERPRESSE