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Choléra en Haïti : la responsabilité de l’ONU confirmée par une étude de Yale

publié le 8 août 2013 à 19:18 par Junia Barreau   [ mis à jour : 8 août 2013 à 19:21 ]
--8 AOÛT 2013--

L’Université Yale affirme que les Casques bleus népalais venus aider en Haïti ont apporté du Népal la source du choléra qui fait rage au pays encore aujourd’hui.

C’est aujourd’hui que la recherche «Le Maintien de la paix sans l’imputabilité, la responsabilité de l’Organisation des Nations Unies pour l’épidémie de choléra en Haïti » («Peacekeeping without Accountability, The United Nations’ Responsibility for the Haitian Cholera Epidemic») de l’Université Yale était rendue publique.

L’étude vient confirmer, une fois encore, ce que d’autres recherches auparavant avaient conclu: l’ONU est responsable de l’épidémie de choléra en Haïti. C’est en octobre 2010 qu’un groupe de Casques bleus venu du Népal se déploie proche de Méyè, à environ 40 km au nord-est de Port au Prince.

À quelques pas du campement se retrouvent la rivière Artibonite, la rivière la plus grande en territoire haïtien et une des seules sources d’eau potable dans le pays. Le système de traitement déchets étant inadéquat sur leur base des casques bleus de Méyè, l’épidémie s’est transmise par la rivière. Il faut mentionner qu’une épidémie s’était déclarée quelque temps avant au Népal. C’est ainsi qu’a débuté l’épidémie d’Haïti, qui n’avait pas détecté de choléra sur son territoire depuis un siècle.

Dans les premiers 30 jours de l’épidémie, 2,000 personnes sont décédées. Haïti souffrait déjà d’une mauvaise hygiène publique dû au tremblement de terre. C’est comme si une deuxième calamité venait s’abattre sur ce pays. La recherche de l’Université Yale n’est pas la seule dans les dernières années à pointer l’ONU du doigt. Le 7 juillet 2011, les conclusions d’une autre enquête dirigée par des experts des Centres de Contrôle et de Prévention des maladies des États-Unis (Centers for Disease Control and Prevention) avaient établi des liens directs entre la présence des Casques bleus népalais dans le pays et l’épidémie de choléra.

Puis le 24 aout 2011, 15 chercheurs américains de la société américain pour la Microbiologie (American Society For Microbiology) soutenaient eux aussi « l’hypothèse que les gênes ont été importés en Haïti à partir du Népal ». En date d’aujourd’hui, l’ONU refuse toujours de prendre la responsabilité des plus de 5,000 victimes de l’épidémie de choléra.

 Les conclusions de la recherche de l‘Université Yale:

1- L’épidémie de choléra en Haïti est directement attribuable aux soldats de la MINUSTAH et l’infrastructure inadéquate des déchets dans leur base de Méyè.

2- Le refus de l’ONU de créer une commission d’indemnisation pour les victimes de l’épidémie, ce qui viole son obligation contractuelle en Haïti en vertu du droit international.

3- En introduisant le choléra en Haïti et en refusant toute forme de recours aux victimes de l’épidémie, l’ONU n’a pas respecté ses obligations en vertu du droit international des droits humains.

4- Le fait d’avoir introduit le choléra en Haïti et le refus d’accepter la responsabilité de le faire a violé les principes de l’aide humanitaire internationale.

Cependant les autorités de la MINUSTAH en Haïti ont toujours vigoureusement rejeté toute responsabilité dans l’apparition du choléra dans le pays. Quelles autres preuves désirent-ils?


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