Nouvelles‎ > ‎

Messages




Plus de 160 personnalités et organismes du Canada appuient les victimes du choléra

publié le 4 mai 2016 à 06:54 par Haiti CholeraJustice   [ mis à jour le·27 mai 2016 à 13:23 par Junia Barreau ]

Plus de 160 personnalités et organismes du Canada demandent au Premier ministre canadien d'intervenir 
à l'ONU en faveur des victimes du choléra en Haïti

Français et anglais

Lettre ouverte au très honorable Justin Trudeau, Premier ministre du Canada


Monsieur le Premier ministre,


Nous, soussignés, vous écrivons  pour exprimer notre profonde inquiétude face au refus de l’Organisation des Nations Unies de reconnaître pleinement sa responsabilité avérée dans l’introduction de l’épidémie du choléra en Haïti. Dans la mesure où le Canada entend se réengager au sein des missions de maintien de la paix de l’ONU, votre gouvernement se trouve devant une opportunité unique de rendre la structure de maintien de la paix plus responsable et plus respectueuse de la souveraineté des peuples et des droits humains dans ses opérations de maintien de la paix et notamment en Haïti qui, depuis 2004, accueille une importante mission onusienne, la MINUSTAH.

La Mission des Nations-Unies pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) est à l’origine d’une grande tragédie, une épidémie meurtrière de choléra. En effet, le choléra a déjà fait plus de 9 200 morts et a rendu malades plus de 770 000 personnes depuis que des troupes de l’ONU ont introduit la maladie en octobre 2010. Entre janvier et mars 2016, plus de 6 000 personnes ont dû être hospitalisées, et les décès reliés au choléra ont augmenté de plus de 43% par rapport à la même période de l’année précédente. 

De nombreuses preuves scientifiques accablantes, incluant un rapport d’un groupe d’experts indépendants choisis par l’ONU elle-même, attribuent la responsabilité de l’introduction de l’épidémie en Haïti à un contingent de militaires de la MINUSTAH originaires du Népal. Aucun cas d’épidémie de choléra n’avait été observé en Haïti avant que ce contingent de l’ONU ne décharge ses eaux usées et contaminées dans le système fluvial le plus important d’Haïti, l'Artibonite. Aujourd’hui, Haïti connaît la plus grande épidémie de choléra au monde.

Le choléra engendre également de lourdes conséquences économiques. Les communautés et les familles haïtiennes doivent aussi porter un lourd fardeau, car il leur revient d’assumer les frais reliés aux soins médicaux, aux funérailles des proches parents, et à l’éducation des enfants devenus orphelins à cause de l’épidémie. Le choléra contribue à appauvrir la population d’Haïti et à rendre plus vulnérables les plus pauvres, principales victimes de l’épidémie. D’importantes ressources financières qui auraient pu servir à la reconstruction d’Haïti, dévastée par le séisme du 12 janvier 2010, sont englouties dans la lutte contre le choléra.

Le bilan des cinq ans du choléra est catastrophique. Malgré toutes les preuves, l’ONU refuse de reconnaître pleinement ses responsabilités dans cette tragédie du choléra  et a fermement bloqué toutes les demandes de recours de la part des victimes de l’épidémie en invoquant son immunité. Des personnalités haïtiennes et étrangères, dont des anciens diplomates canadiens, ont pris fermement position en appelant l’ONU à honorer ses obligations morales et légales à l’endroit des familles affectées par l’épidémie.

Le 12 novembre 2014, à la conférence Raoul Wallenberg pour les droits humains de la Faculté de droit de l’Université McGill, l’ancien ambassadeur du Canada à l’ONU le professeur Stephen Lewis  a déclaré: « Il y a peu de choses que l’ONU ait faites au cours de la dernière décennie qui soient plus illégitimes, plus répréhensibles et plus méprisables que de voir l’ONU se réfugier derrière son immunité dans la tragédie du choléra en Haïti. [...] Les droits de l’homme des morts et des malades du choléra ont été démembrés depuis le premier jour de l’épidémie, la démocratie et la poursuite de la justice n’existent pas et la primauté du droit se trouve bafouée à chaque virage. »

L’ambassadeur Stephen Lewis n’est pas le seul à demander des indemnisations pour les victimes. Il est rejoint par un nombre croissant de responsables internationaux et de citoyens concernés, y compris d’anciens et d’actuels employés de l’ONU tels que le Haut-Commissaire des droits de l’homme Navi Pillay, l’ancien ambassadeur du Canada à l’ONU Allan Rock, des organisations pour les droits de l’homme tels qu'Amnistie Internationale, et des milliers de citoyens haïtiens.

Dans leur lettre datée du 23 octobre 2015 et écrite a l’intention du Secrétaire Général Ban Ki-Moon, cinq rapporteurs spéciaux sur les droits de l’homme de l’ONU,  Philip Alston (pauvreté extrême), Dainus Pūras (droit à la santé), Léo Heller (droit à l’eau potable et à l’assainissement) Gustavo Gallón (expert indépendant pour les droits humains en Haïti) et Leilani Farha  (droit à un logement convenable), condamnent la gestion de cette crise qui « affaiblit la réputation de l’ONU, remet en cause le cadre éthique dans lequel ses forces de maintien de la paix fonctionnent et remet en question la crédibilité de l’organisation en tant qu’entité qui respecte les droits de l’homme ». En effet, si l’ONU veut accomplir sa mission et promouvoir la primauté du droit et des droits humains en Haïti et à travers le monde, il est impératif qu’elle restaure sa crédibilité en acceptant sa responsabilité et en offrant une indemnisation aux victimes qui ont été affectées par cette épidémie dévastatrice et aux institutions nationales pour les frais encourus.

Votre gouvernement a déclaré vouloir « rediriger l'aide canadienne au développement vers les populations les plus pauvres et les plus vulnérables ». Nous demandons qu’une des premières étapes vers l’accomplissement de cette promesse soit de veiller à ce que l’ONU agisse de manière plus juste et responsable envers les populations les plus pauvres et vulnérables d’Haïti qui ont été affectées par l’épidémie de choléra.

Nous vous demandons urgemment d’être solidaires d’Haïti et de la communauté haïtiano-canadienne et d’assurer un leadership juste en appuyant les victimes du choléra.

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à cette question importante et vous prions d’accepter nos plus distinguées salutations.

 

Montréal, le 30 avril 2016


cc : Honorable Stéphane Dion, Ministre des Affaires étrangères du Canada





Open Letter to the Right Honourable Justin Trudeau, Prime Minister of Canada

 

Dear Prime Minister Trudeau,


We, the undersigned, write to express our deep concern at the United Nations’ refusal to recognize its proven responsibility for introducing cholera into Haiti. As Canada intends to re-engage with UN peacekeeping, your government now has a unique opportunity to create a more responsible peacekeeping structure with improved respect for sovereignty and human rights, notably in Haiti where an important UN mission, MINUSTAH, has been present since 2004.  

The United Nations Stabilization Mission in Haiti (MINUSTAH) is the source of a great tragedy: a deadly cholera epidemic. Cholera has already killed over 9 200 Haitians and sickened over 770 000 since UN peacekeepers introduced it to Haiti in October 2010. Between January and March 2016, more than 6 000 people have been hospitalized, and cholera deaths are up by 43% over the same period in 2015.

Overwhelming and conclusive scientific evidence, including a report from an Independent Panel of Experts commissioned by the UN itself, have concluded that MINUSTAH peacekeepers from Nepal introduced cholera into Haiti. Haiti had never had a reported cholera case until these UN peacekeepers discharged their waste from a UN base into Haiti’s largest river system.  Now, Haiti has the largest cholera epidemic in the world.

The cholera epidemic has had significant economic consequences. Haitian communities and families have had to carry heavy financial burdens as they take on the costs of medical care, relatives’ funeral expenses, and education for children orphaned by the epidemic. Cholera contributes to impoverishing the Haitian population and to heightening the vulnerability of those who are poorest, and who have been hit hardest by the epidemic. Important financial resources that could have assisted in Haiti’s reconstruction following the devastating earthquake of 12 January 2010, have had to be poured into the fight against cholera.

The results of five years of cholera have been catastrophic. Yet despite the overwhelming evidence, the UN has refused to even acknowledge its responsibility for the cholera tragedy and has persistently blocked efforts by victims to seek remedies by invoking its immunity. Numerous prominent Haitian and foreign actors, including former Canadian diplomats, have strongly called on the UN to honor its moral and legal obligations towards the families affected by the epidemic.  

As former Canadian Ambassador to the UN Stephen Lewis stated on 12 November 2014 at the Raoul Wallenberg Lecture on Human Rights at McGill University Faculty of Law “[t]here are few things, in the last decade of the United Nations, more illegitimate, more reprehensible, more despicable than the United Nations scurrying for cover behind the tattered, discredited banner of immunity when applied to the cholera tragedy in Haiti...  The human rights of the dead and afflicted were dismembered from the outset; democracy and the quest for justice does not exist; and the rule of law…is flouted at every turn.

Ambassador Lewis is not alone in calling for remedies for victims. He is joined by a growing number of world leaders and concerned citizens—including current and former UN officials such as then-High Commissioner for Human Rights Navi Pillay, former Canadian Ambassador to the UN Allan Rock, human rights organizations like Amnesty International, and thousands of Haitian citizens.

In their letter of 23 October 2015 to Secretary-General Ban Ki-Moon, five UN-appointed human rights Special Rapporteurs, Philip Alston (extreme poverty) Dainus Puras (right to health), Leo Heller (right to water and sanitation), Gustavo Gallón (Independent Expert on the situation of human rights in Haiti), and Leilani Farha (right to housing), condemned the UN’s approach to victims of cholera, which “undermines the reputation of the United Nations, calls into question the ethical framework within which its peace-keeping forces operate, and challenges the credibility of the Organization as an entity that respects human rights.”  Indeed, if the UN is to succeed in its mission of promoting rule of law and human rights in Haiti and around the world, it is imperative that it restores its credibility by accepting responsibility and providing remedies to those who have been affected by the devastating disease and to national institutions for the costs they have incurred. 

Your government has made a pledge to “refocus Canada's development assistance on helping the poorest and most vulnerable.” We ask that your first step in fulfilling the pledge be to ensure a more principled, accountable response by the UN to the poor and vulnerable victims of the UN cholera in Haiti.

We urgently call on you to stand in solidarity with Haiti and the Haitian-Canadian community, and to demonstrate principled leadership in supporting cholera victims.

We respectfully thank you for your attention to this important matter.

Sincerely,

Montreal, April 30, 2016

 

cc: The Honourable Stéphane Dion, Minister of Foreign Affairs of Canada

Solidarité avec les victimes du choléra-Montréal

publié le 27 avr. 2016 à 12:40 par Haiti CholeraJustice   [ mis à jour : 27 avr. 2016 à 13:03 ]

Invitation, samedi 30 avril 2016, La Perle Retrouvée, Montréal



CINQ ANS APRÈS, TOUJOURS PAS DE JUSTICE POUR LES VICTIMES

publié le 14 oct. 2015 à 20:32 par Haiti CholeraJustice   [ mis à jour : 14 oct. 2015 à 20:33 ]

Amnesty International, mercredi 14 octobre 2015

CINQ ANS APRÈS, TOUJOURS PAS DE JUSTICE POUR LES VICTIMES DE L’ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA

Cinq ans après le déclenchement de l’épidémie de choléra en Haïti, Amnesty International est vivement préoccupée par l’incapacité des Nations unies à garantir les droits humains des victimes, notamment leur droit à un recours utile.

Le 14 octobre 2010, le premier cas de choléra était signalé en Haïti, alors que la maladie n’y était pas réapparue depuis plus de 100 ans. Une semaine plus tard, les autorités sanitaires haïtiennes confirmaient le déclenchement de l’épidémie de choléra.

Plusieurs études scientifiques ont conclu que des membres du personnel de maintien de la paix venus du Népal, où sévissait à cette époque une épidémie de choléra, ont amené la maladie en Haïti. Le groupe d’experts chargé par le secrétaire général d’enquêter sur la situation, a également identifié les problèmes de traitement des eaux usées rejetées par une base de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) dans une rivière majeure comme étant « la source la plus probable de la souche de choléra découverte en Haïti ».

L’absence chronique d’accès des habitants d’Haïti à de l’eau potable et à des installations sanitaires, et le séisme dévastateur qui avait eu lieu neuf mois auparavant, ont facilité la propagation rapide de la maladie. Selon des chiffres du ministère haïtien de la Santé, au 31 août 2015, 9 013 personnes étaient mortes et plus de 750 000 avaient été infectées. Plusieurs épidémiologistes ont déclaré redouter que la maladie ne devienne endémique.

Des milliers de victimes de l’épidémie, dont des proches des personnes décédées, affirment que leur droit à la santé et leur droit à la vie, entre autres, ont été bafoués, et demandent des réparations à l’ONU, notamment en intentant des actions en justice. L’ONU a déclaré ces requêtes non recevables et invoqué l’immunité judiciaire pour clore les dossiers.

Amnesty International reconnaît les efforts mis en œuvre par l’ONU en vue d’éradiquer le choléra en Haïti et, entre autres initiatives, l’amélioration des systèmes d’assainissement pour l’ensemble de la population haïtienne. Ces projets englobent le lancement d’un plan d’élimination du choléra sur 10 ans et la campagne « Assainissement total ».

Cependant, Amnesty International déplore que ces efforts louables ne s’accompagnent pas d’une réponse adéquate en ce qui concerne le droit des victimes à un recours utile. En particulier, l’ONU n’a pas mis sur pied de mécanisme équitable, transparent et indépendant afin d’évaluer les requêtes des victimes et de garantir leurs droits fondamentaux.

Les principes fondamentaux et directives concernant le droit à un recours et à réparation des victimes de violations flagrantes du droit international relatif aux droits de l’homme et de violations graves du droit international humanitaire (Principes fondamentaux sur le droit à réparation) disposent que les victimes doivent bénéficier de « réparations pleines et entières ». Ces principes énoncent également : « Dans les cas où la responsabilité de la réparation incombe à une personne physique, à une personne morale ou à une autre entité, la personne ou l’entité devrait assurer réparation à la victime. »

Plusieurs experts indépendants des droits humains de l’ONU, anciens ou en poste, ainsi que des commentateurs juridiques de renom, ont appuyé les demandes des victimes du choléra en exhortant l’ONU à leur garantir un recours effectif et transparent et se sont dits inquiets face au non-respect des droits des victimes en termes d’accès à la justice.

Dans un discours lors de la cérémonie de remise du prix Martin Ennals 2013 pour les défenseurs des droits humains, la haut-commissaire aux droits de l’homme de l’époque, Navanethem Pillay s’est déclarée en faveur de la demande d’indemnisation des victimes du choléra. Plus récemment, en septembre 2015, au terme de sa visite sur l’île, l’expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits humains en Haïti a réitéré sa recommandation visant à établir une commission vérité et réparation pour les victimes de l’épidémie, conformément aux Principes fondamentaux sur le droit à réparation.

Le secrétaire général a reconnu en juillet 2014 que l’ONU avait la « responsabilité morale » d’aider Haïti à enrayer l’épidémie de choléra. Pourtant, l’ONU n’a pas directement pris en compte le droit à un recours des hommes, des femmes et des enfants victimes de la maladie, ni exposé les grandes lignes des mesures prévues pour répondre à leurs besoins spécifiques en termes de droits humains. La lettre d’Amnesty International sur cette question est restée sans réponse, et d’autres courriers d’experts des droits humains ou de responsables politiques n’ont pas non plus reçu de véritable réponse sur ce point précis.

Étant donné que le mandat de l’ONU s’articule autour de la protection et de la promotion des droits humains dans tous ses États membres, et que l’ONU est liée par sa Charte destinée à promouvoir ces droits, Amnesty International pense que le non-respect du droit des victimes de l’épidémie de choléra en Haïti à un recours utile va à l’encontre de l’objet et du but de la Charte et pourrait saper l’autorité morale de l’ONU, pourtant primordiale pour pouvoir amener ses États membres à honorer leurs obligations de respecter, protéger et concrétiser les droits humains. Comme l’a dit l’expert indépendant de l’ONU sur Haïti au sujet des Principes fondamentaux sur le droit à réparation, « l’ONU devrait être la première à honorer ces principes ».

Amnesty International demande à l’ONU de respecter le droit des victimes du choléra d’avoir accès à la justice et à un recours pour atteintes présumées à leurs droits : elle doit mettre sur pied un mécanisme équitable, transparent et indépendant chargé d’examiner leurs plaintes et garantir des réparations, y compris des indemnisations. L’héritage de l’ONU, et particulièrement de la MINUSTAH, en Haïti dépendra largement de la réponse qu’apporteront les Nations unies à cette situation critique.

Source: amnestyinternational.be

15 décès en septembre 2015 à Marigot

publié le 14 oct. 2015 à 20:26 par Haiti CholeraJustice   [ mis à jour : 14 oct. 2015 à 20:27 ]

Choléra : 15 décès et environ 120 personnes infectées, en septembre 2015 à Marigot

-05 octobre 2015- 

15 personnes sont décédés et environ 120 autres ont été infectées du choléra, entre le 1er et le 30 septembre 2015, dans la commune de Marigot (département du Sud­-Est), apprend AlterPresse.

Parmi les 15 décès, 9 ont été recensés dans les institutions et 6 dans des communautés.

Cette propagation de la maladie du choléra serait due à un sépulcre d’une personne morte de choléra, établi dans la zone, selon les témoignages recueillis par AlterPresse.

Cette recrudescence du choléra survient à un moment où la plupart des Unités de traitement du choléra (Utc) sont dysfonctionnelles à travers le département du Sud-Est.

Une personne atteinte de choléra a besoin d’au moins 1,000.00 gourdes pour parcourir une dizaine de kilomètres sur une voie cahoteuse et être transportée en ambulance à une Utc de Marigot, dénonce Dieufort Noël, un membre de l’Assemblée de la section communale (Asec).

Un appel au secours est lancé auprès des autorités concernées pour éviter toute nouvelle propagation de l’épidémie, notamment durant la saison pluvieuse.

Le délégué départemental, Pierre­ Michel Lafontant, souligne l’incapacité de l’Utc de Marigot d’accueillir les personnes infectées, qui sont souvent transférées à l’hôpital public de Jacmel.

Se disant conscient de la situation, le représentant de l’exécutif affirme avoir informé les ministères de la santé publique ainsi que de l’intérieur et des collectivités territoriales afin de prendre les décisions appropriées.

Source : Alter Presse




Augmentation inquiétante des cas de choléra par rapport à 2014

publié le 14 oct. 2015 à 20:16 par Haiti CholeraJustice   [ mis à jour : 14 oct. 2015 à 20:16 ]

Augmentation inquiétante des cas de choléra par rapport à 2014

Les humanitaires tirent la sonnette devant l’incidence du choléra durant les sept premiers mois (janvier à juillet) de 2015, presque trois fois plus élevée que l’année 2014, selon un bulletin du Bureau des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha) en Haïti, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

De nouvelles flambées de choléra suscitent des inquiétudes dans les départements les plus à risques, comme le Nord, le Centre, l’Artibonite et l’Ouest, où se trouve la capitale Port-au-Prince.

Rien qu’en juillet 2015, 21 décès sur 2 mille nouveaux cas ont été recensés.

De janvier à juillet 2015, 19,949 cas et 170 décès ont été enregistrés par le Ministère haïtien de la santé publique et de la population (Mspp), contre 7,739 cas pour 56 décès durant la même période en 2014.

Ce sont « des chiffres inquiétants, qui témoignent de la nécessité, pour les autorités sanitaires et les partenaires, de maintenir la vigilance au cours de la saison cyclonique, accompagnée généralement par des flambées dans les régions, où l’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste difficile », souligne le bulletin, rappelant combien 24% des Haïtiennes et Haïtiens seulement ont accès à des installations sanitaires.

Le choléra et les maladies diarrhéiques trouvent aussi un terrain de propagation favorable, lorsque 3 millions d’Haïtiens boivent de l’eau des rivières ou sources non protégées, relève Ocha.

Source : Alter Presse

La diaspora haïtienne écrit au Secrétaire-Général de l'ONU et au Secrétaire d'État américain

publié le 9 juil. 2015 à 17:53 par Haiti CholeraJustice   [ mis à jour : 9 juil. 2015 à 19:45 ]



July 8, 2015

Open Letter from the Haitian-American Community to UN Secretary-General Ban 
and U.S. Secretary of State John Kerry on Cholera in Haiti


Dear Secretary-General Ban and Secretary Kerry,

We are writing as members of the Haitian-American community to express our deep outrage at
the United Nations’ failure to take responsibility for the cholera epidemic it brought to Haiti. We
are especially troubled by the dismissal of Georges et al v. United Nations et al., a lawsuit
brought by cholera victims seeking a just UN response, and the continued refusal by the UN to
provide remedies to the victims out of court. The UN should not be permitted to evade
accountability on this issue. It is imperative for the U.S. government to ensure the UN complies
with its legal obligations to install the water and sanitation infrastructure necessary to control
cholera and compensate the victims.

Cholera has killed over 8,900 Haitians and sickened over 730,000 since its introduction into
Haiti in October 2010. Every week 630 people are infected and seven are killed. We have lost
family and friends to cholera, and we live with the threat of losing more of our loved ones. We
also continue to fear for our community, as Haitian-Americans visiting family in Haiti are among
those who have contracted the disease and died. Our community has also taken on significant
financial burdens due to cholera, as we support our relatives’ funeral expenses, health care costs,
and school fees for children orphaned by the epidemic.

Overwhelming and conclusive evidence—from the U.S. Centers for Disease Control and
Prevention, world-renowned universities and the UN’s own Independent Panel of Experts—
establishes, in the words of former US President Bill Clinton, that UN peacekeeping troops were
“the proximate cause of cholera.” The UN's refusal to take responsibility despite this evidence
has led a growing number of world leaders and concerned citizens—including current and
former UN officials such as former High Commissioner for Human Rights Navi Pillay and
former UNICEF Deputy Director Stephen Lewis, over 100 members of the U.S. Congress, the
Haitian Senate, and thousands of Haitian activists—to join our calls for justice. As U.S.
Congressman John Conyers recently remarked, the UN’s handling of the crisis has become “a
stain on the world’s conscience.”

The dismissal of Georges et al v. UN compounds the crisis. We regret the UN sought to evade
responsibility in the case by relying on unprecedented, broad interpretations of its international
agreements, and the United States government chose to assert that position in court. This position
is inconsistent with the victims’ right to access court. The court’s decision makes it imperative
that the UN heed the most recent calls of 77 members of U.S. Congress to immediately establish
a fair and impartial settlement mechanism for the victims.

We find the UN’s response that it is “focusing on water and sanitation” disingenuous. In over
four years, the UN has raised only 13% of the funds needed for its plan to eliminate cholera,
while it has spent much more over that time on soldiers in Haiti. Moreover, improved access to
water and sanitation, though an essential component of any comprehensive response to the
cholera epidemic, is not a sufficient solution. Victims must also have access to remedies for the
physical, emotional, and financial injuries they have suffered. Further, the UN must formally
admit responsibility for this disaster.

The UN mission in Haiti has spent over $2.5 billion in the last four years, much of it from U.S.
taxpayers, with a primary mandate of promoting the rule of law. The mission’s refusal to comply
with its legal obligations to Haiti’s cholera victims denies it the credibility necessary to
effectively promote the rule of law in Haiti. It also sets a dangerous example about the ability of
the powerful to avoid justice, which will come back to haunt Haitians.

We are committed to advocating for the cholera victims until they obtain justice, and urge you to
take immediate action to ensure that victims of cholera receive a just response.

Sincerely,

Contact : Kermshlise Picard, Communications Coordinator, kermshlise@ijdh.org, 617-652-0876


The undersigned Organizations:

1. Alternative Chance/Chans Altenativ, New York, NY, Michelle Karshan, Executive Director
2. Association of Exchange and Development of Activities and Partnership (AEDAP), Miami, FL, Dr. Marie Flore Lindor -Latortue, Ph.D, Executive Director (Dr. Lindor served as a member of the Florida Commission on the Status of Women, 2000-2006)
3. Association of Haitian Physicians Abroad/Association des Medecins Haitiens a l’Etranger (AMHE), Dr. Maxime J-M Coles, M.D., President (AMHE is a national organization with headquarters in Brooklyn, NY and eight chapters, including one in Montreal, CA)
4. Association of Haitian Women, Inc. (Asosiyasyon Fanm Ayisyen nan Boston-AFAB), Carline Desire, Executive Director, Boston, MA
5. Center for Haitian Studies, Health, and Human Services (CHS), Miami, FL, Dr. Larry Pierre, M.D., M.P.H., Executive Director
6. Center for Self-Sufficiency, Miami, FL, Edeline B. Mondestin, RN, BSN, Executive Director
7. Collective in Solidarity With the Victims of Cholera (Collective Solidarité Avec Les
Victimes de Cholera), Jimy Mertune, Representative, Orlando, FL
8. Diaspora Community Services, Brooklyn, New York, Hans Desnoyers, Acting Chief
Executive Officer
9. Fanm Ayisyen nan Miyami/Haitian Women of Miami, Inc (FANM), Marleine Bastien, Executive Director, Miami, FL
10. Federation of Regional Associations of the Haitian Diaspora/ Federation des Associations
Regionales Haitiennes de la Diaspora (FAREHD), Kenol Aris, MS, President, Hollywood, FL
11. Greater Boston Nazarene Compassionate Center, Inc., Boston, MA, Rev. Pierre-Louis Zephir, Executive Director
12. Guiding Light Organization (GLO), Marie Prophete, President, Manalapan, New Jersey
13. Haiti Environmental Rescue Organization (HERO), Chicago, IL, Serge Fontaine, President
14. Haiti First, Miami, FL, Justin Manuel, President
15. Haiti Priorities Project, Jacob Francois, MBA, President, Chicago, IL
16. Haiti Renewal Alliance (HRA), Washington, D.C., Firmin Backer, President
17. Haiti Solidarity Network of the North East (HSNNE), Jersey City, NJ
18. Haitian-American Chamber of Commerce of Florida (HACCOF), North Miami Beach, FL
19. Haitian American Grassroots Coalition (HAGC), South Florida, Jean Robert Lafortune, Chairperson
20. Haitian American Lawyers Association of New Jersey (HALA/NJ), Wilson Antoine, Esq., President
21. Haitian American Lawyers Association of New York (HALANY), Raffaela Belizaire, President
22. Haitian Artists Assembly of Massachusetts (HAAM), Charlot Lucien, Director, Boston, MA
23. Haitian American Leadership Council (HALEC), Freehold, New Jersey, Emmanuel Coffy, Esq., Chairman
24. Haitian American Leadership Coalition, Jacques Despinosse, Chairperson and former Councilman, North Miami, FL
25. Haitian American Professional Network (HAPN), Patrick Brutus, President, Chicago, IL
26. Haitian-American Solidarity Center (HASC), Fitzgerald Limontas, Board President, West Palm Beach, FL
27. Haitian Americans United (HAU), Nesly Metayer, Chairman, Boston, MA
28. Haitian Centers Council, Inc. (HCC), Dr. Andre K. Peck, Executive Director, Brooklyn, NY
29. Haitian Congress to Fortify Haiti, Evanston, IL, Marie Lynn Toussaint, Chair
30. Haitian Cultural Association, Shaita Picard, President, Boston University, Boston, MA
31. Haitian Diaspora Advocacy Group (HDAG), Jacques P. Bingue, Interim Coordinator, Chicago, IL
32. Haitian Diaspora Federation (HDF), Judge Lionel Jean Baptiste, Executive Director
33. Haitian Educators League for Progress, Inc. (HELP), Marie Lily Cerat, President, New York, NY
34. Haitian Empowerment Foundation, Inc. (HEF), Lake Worth, FL, Ralph Cheriza, President and CEO
35. Haitian Lawyers Association (HLA), South Florida, Dotie Joseph, Esq., President
36. Haitian Professionals of Philadelphia (HPP), Stephanie Sylvain, Board Chairperson, Philadelphia, PA
37. Haitians Unified for Development and Education (HUDE), Jersey City, NJ, France Casseus, Chair/Executive Director
38. Institute for Justice & Democracy in Haiti (IJDH), Boston, MA, Brian Concannon, Executive Director
39. International Support Haiti Network (ISHN), Ray Laforest, Coordinator, Brooklyn, N.Y.
40. Jeloude 4 Womyn By Womyn, Newark, New Jersey, Jessica Elicin, Executive Director
41. La Troupe Makandal, Inc., Lois Wilcken, Executive Director, Brooklyn, NY
42. Making the Impossible Possible, Inc. (MIPO), Felina Backer, President, New York, NY
43. National Association of Haitian Professionals (NAHP), Hillside, NJ, Serge Renaud,
Chairperson
44. National Center of the Haitian Apostolate Inc., Brooklyn, N.Y.
45. National Haitian American Elected Officials Network (NHAEON), Mayor Joseph Makhandal Champagne Jr., Chairman
46. National Organization for the Advancement of Haitians (NOAH), Washington, D.C., Dr. Joseph Baptiste, Chairman and former President, The Haitian Diaspora Federation (HDF)
47. New England Human Rights Organization (NEHRO), Josue Renaud, MS Med, President, Boston, MA
48. New York Haitian Leadership Coalition (NYHLC), Dr. Andre K. Peck, President, Brooklyn, NY
49. Ocrom Haiti Foundation, Raphael Jean-Francois, Acting President, Queens Village, NY
50. Sant La, Haitian Neighborhood Center, Inc., Miami, FL Gepsie M. Metellus, Executive Director
51. Somerville Haitian Coalition, Somerville, MA, Franklin Dalembert, Director Sosyete
Koukouy, Jean-Marie Denis (“Jan Mapou”), President, Miami, FL
52. Stepping Stones Resources, LLC, Wynnie-Fred Victor Hinds, Executive Director, Newark, NJ
53. The Global Haitian Diaspora Federation, Bernice Fidelia, Executive Director, Miami, FL
54. The Haitian American Committee (THAC), Marie-Marthelle Guervil, Executive Director, Highland Park, New Jersey
55. The Haitian Diaspora Working Group, Jean Robert Lafortune, Chairperson
56. The Haitian League, Dr. Bernier Lauredan, President, Irvington, New Jersey
57. Unique Coalition of Minority Businesses of South Dade, Inc. (UCOMB), Jacques R. Laroche, President and former FL field ambassador for President Obama’s re-election
58. Americans for Immigrant Justice, Cheryl Little, Executive Director
59. Black Alliance for Just Immigration (BAJI), Brooklyn, NY, Opal Tometi, Executive
60. Catholic Charities Legal Services, Archdiocese of Miami, Florida, Randolph McGrorty, Executive Director
61. Irish International Immigrant Center, Boston, MA, Director
62. 1199 SEIU United Healthcare Workers East, Monica Russo, Executive Vice President, Florida Region
63. Florida Immigrant Coalition, Inc. (FLIC), Maria Rodriguez, Executive Director, Miami, FL
64. SEIU Florida State Council, Monica Russo, President
65. Centre International de Documentation & d'Information Haitienne, Caraïbéenne & Afrocanadienne
(CIDIHCA), Frantz Voltaire, Board President, Montreal, Quebec, Canada

Political, Religious and Other Diaspora Leaders:

66. State Senator Linda Dorcena Forry, Massachusetts Legislature, Commonwealth of Massachusetts (1st Suffolk District)
67. State Senator Kwame Raoul, Illinois General Assembly, 13th Senate District
68. State Representative Daphne D. Campbell, Florida House of Representatives (District 108),
State of Florida; Vice Chair, National Haitian American Elected Officials Network (NHAEON)
69. Assemblymember Michaelle C. Solages, Assembly District 22, New York State Assembly, Albany, NY
70. Assemblymember Rodneyse Bichotte, Assembly District 42, New York State Assembly, Albany, NY
71. Assemblymember Kimberly Jean-Pierre, 11th Assembly District, New York State Assembly, Albany, NY
72. Legislator Carrie Solages (D-Valley Stream), Nassau County Legislature, Long Island, NY (representing District 
73. Chairman Jean Monestime, Board of County Commissioners, Miami-Dade County, FL (representing District 2)
74. Commissioner Ronald A. Brise, Florida Public Service Commission (2010-present; Chairman, 2012-14); Member, Florida House of Representatives, District 108 (2006-2010)
75. Commissioner Mack Bernard, Florida Election Commission (2014-2015) ; Member, Florida House of Representatives, District 84 (2009-2012); Commissioner, City of Delray Beach, FL (2008-2009)
76. Hon. Smith Joseph, D.O., Pharm.D., Mayor, City of North Miami, FL
77. Gerard J. Cadet, Vice-President at Large, 1199SEIU United Healthcare Workers East (UHWE), New York, NY
78. Phillip J. Brutus, Esq., Member, Executive and Central Committees, Florida Democratic Party; former member, Florida House of Representatives (representing District 108, 2000-2006); former President, Caribbean-American Democratic Caucus of Florida
79. Councilman Alix Desulme, City of North Miami, FL (representing Council District 4)
80. Charnette Frederic, MHA, LNHA, President of the Town Council, Irvington, New Jersey
81. Archange Antoine, President, Board of Education, Roselle Public Schools, Roselle, New Jersey
82. City Councilman Dabouze Antoine, Forest Park, GA
83. Councilman and former Acting Mayor Philippe Bien-Aime, City of North Miami, FL (representing Council District 3)
84. Marie Erlande Steril, former Vice-Mayor and Councilwoman, City of North Miami, FL
85. Michael A. Etienne, City Clerk (an elected position), City of North Miami, FL
86. Philippe Derose, former Councilman and Vice-Mayor, City of North Miami Beach, and
former Mayor, City of El Portal, FL (Mr. Derose was the first Haitian American elected to public office in the United States.)
87. Andre Pierre, Esq., Adjunct Professor, Barry University, Miami Shores, and former Mayor, City of North Miami, FL
88. Joseph Makhandal Champagne Jr., Chairman, National Haitian American Elected Officials Network (NHAEON) and former Mayor, Borough of South Toms River, New Jersey
89. Harry Fouche, former Consul General for Haiti in New York; economist, Chicago, IL
90. Edwidge Danticat, author
91. Dr. Jean Philippe Austin, Chief of Radiation Oncology, Aventura Radiation Oncology, Miami, FL
92. Dr. Rudolph Moise, DO, MBA, JD, North Miami, FL
93. Dr. Angelo E. Gousse, MD, Clinical Professor of Urology - Herbert Wertheim College of Medicine, Bladder and Prostate Health Investigations, Medical Director, Miramar, FL
94. Dr. Nadim Salomon, Infectious Diseases, Mount Sinai Hospital, Manhattan, NY
95. Dr. Maxime J-M Coles, M.D., Orthopedic Surgeon and Traumatologist; President and CEO, Coffeyville Orthopedics, Coffeyville, KS
96. Auxiliary Bishop Guy Sansaricq, Catholic Diocese of Brooklyn, NY
97. Father Reginald Jean-Mary, Pastor, Notre Dame D’Haiti Catholic Church, Miami, FL
98. Rev. Dieufort Jean Fleurissaint, Executive Pastor, Voice of the Gospel Tabernacle Church, Mattapan, MA and Strategy Team Member, Greater Boston Interfaith Organization (GBIO), Boston, MA
99. Rev. Mullery Jean-Pierre, Pastor, Beraca Baptist Church, Brooklyn, N.Y.
100. Pastor Gilbert Toussaint, Haitian Church of the Nazarene, Jersey City, New Jersey
101. Venerable Canon J. Fritz Bazin, D. Min, Episcopal Diocese of Southeast Florida
102. Rev. Lemaire Alerte, Haitian Evangelical Church of Jesus Christ, Jersey City, New Jersey
103. Pastor Raphael Germain, Director, Missionary Association of Haitian Christians, Inc. (MAHC), Boston, MA
104. Rev. Saint Charles Borno, Pastor, St. Teresa of Avila Roman Catholic Church, and Coordinator of the Haitian Apostolate for the Catholic Diocese of Brooklyn, NY
105. Monsignor Jean Pierre, St. James Catholic Church, North Miami, FL
106. Reverend Pierre Gregoire Saint-Louis, Senior Pastor, Sinai Missionary Baptist Church, Inc., Lake Worth, FL
107. Father Donleson Thevenin, LT, CHC, USN, on active duty as a Navy Chaplain in the U.S. military and former coordinator of the Haitian Apostolate for the Catholic Diocese of Brooklyn, NY
108. Reverend Jean-Ricot Gay, Episcopal Church, Diocese of South Florida; Chaplin and community liaison, Vitas Healthcare, Miami, FL
109. Giles C. Charleston, Member, Board of Directors, Association of Haitian Professionals (AHP), Washington, D.C.
110. Monalisa J. Ferrari, Past President, Haitian Educators League for Progress (HELP), Brooklyn, NY
111. Luckner Bayas, PE, General Secretary, Congres des Ingenieurs, Architectes, Scientifiques et Technologues Haitiens (CIASTH), Washington, D.C.
112. Myrtha Desulme, Assistant Vice-President for Advocacy and Public Policy, Haitian Diaspora Federation (HDF) and President, Haiti-Jamaica Society
113. Jocelyn McCalla, human rights advocate and former Executive Director, National Coalition for Haitian Rights, New York, NY
114. Yvans Morisseau, Director of Advocacy, Haitian American Business Network (HABNET), and Community Advocacy Liaison, Office of Community Advocacy, Office of the Chair, Board of County Commissioners, Miami-Dade County, FL
115. Soeurette Michel, Esq., M.S.C.J., LLM, The Michel Law Firm, LLC; Board of Directors, Legal Services of Greater Miami (LSGM); Member, Education Law Committee, The Florida Bar
116. Nunotte Zama, Esq., Attorney at Law and Assistant Professor, Criminal Justice/Social Science, Roxbury Community College, Roxbury, MA
117. Jean-Robert Anantua, Chief of Operations, The Diaspora Group, Columbia, MD
118. Quener Joseph, Haitian American Leadership Council (HALEC) Representative, Philadelphia, Pennsylvania
119. Patrick Eliancy, News Director, Island TV ("The Eyes and the Voice of the Haitian Diaspora"), North Miami, FL
120. Herntz Phanord, veteran radio and tv personality and host, The Herntz Phanord Show ("The Boulevard"), WSRF 1580 AM radio ("Haitian American Radio Station of South Florida"), Miami, FL
121. Rico Dupuy, radio host and Director, Radio Soleil, New York City
122. Raynald Louis, President, Haiti Media Services, and Chief Executive Officer and General Manager, Radio Kajou (“The #1 Internet Radio Serving the Haitian Diaspora”), South Florida
123. Sergo Graham, Co-Host - Voices & Perspectives, Radio Kajou, South Florida
124. Haiti Liberte newspaper, Berthony Dupont, Director, Brooklyn, N.Y
125. Kim Ives, journalist/editor, Haiti Liberté , Brooklyn, N.Y.
126. Kysseline Jean-Mary Cherestal, Esq., International Development, Washington, D.C
127. Junia Barreau, M.Sc., economist and consultant, Montreal, Quebec, Canada
128. Ludovic Comeau Jr, Ph.D., Economist and Associate Professor, DePaul University,
Chicago; Professor and Trustee, Institute of Science, Technology and Advanced Studies of Haiti (ISTEAH); President, Group for Reflection and Action for a New Haiti (GRAHN)-USA; Vice-President, GRAHN-World
129. Patrick Richard, PhD; Health Economist; Professorial Lecturer, Department of Health
Policy, George Washington University, Washington, DC; Affiliate Faculty, Department of Health Policy and Management, Johns Hopkins University, Baltimore, MD; Adjunct Faculty, University of Maryland at College Park
130. Edouard Duval-carriere, artist, Miami, FL
131. Patrick Sylvain, poet and critic, Somerville, MA (Mr. Sylvain is Lecturer in Haitian Language and Culture at Brown University in Rhode Island)
132. Danielle Legros Georges, writer and professor, Lesley University, Cambridge, MA
133. Colette Bresilia, artist, activist, and philanthropist, www.colettebresilla.com, Boston, MA
134. Michele Voltaire Marcelin, poet, writer, actress, New York, NY
135. Claude Garoute, Klode Arts, Manhattan, NY
136. Myriam Nader Salomon, Nader Haitian Arts, Haverstraw, NY
137. Karen Keating Ansara, Co-Founder, Haiti Fund at the Boston Foundation, Boston, MA
138. Gerard Rudolph Volel, financial advisor, New York, NY, and former President and Chief
Executive Officer, Heart to Heart Community Enrichment, Inc., Winter Haven, FL
139. Judy Prosper, Attorney, Portland, OR
140. Law Office of Chantal M. Joseph, LLC, Upper Marlboro, MD
141. Herby Duverne, MSCJ, Principal and CEO, Taino Consulting Group, and member of the
Advisory Board, Institute for Justice & Democracy in Haiti (IJDH), Woburn, MA
142. Organic-way Mathematics Consulting and Publishing, LLC, Archangelo Joseph, Chief
Executive Officer, Nanuet, NY (Mr. Joseph is also active in the Haitian Educators League
for Progress (HELP) in New York)
143. Serge JC Pierre-Louis, MD, MPH, President, DuSable Heritage Association, Chicago, IL
144. Marilys Valvourt Ewa DDS, MPH, CEO, Groupe Citadelle, and Immediate Past President,
DuSable Heritage Association, Chicago, Illinois
145. Antoine Rock, Accountant; Manager, Rlp Radio, Philadelphia, PA
146. Yveline Dalmacy, MBA, M.A., Chief Executive Officer, Dalmacy Multi-Service Inc., Brooklyn, NY
147. Kerlens Tilus, Founder, Alliance Saint-Martialoise, Inc., Central Islip, NY
148. Jean Bernard Chery, President, Jean Bernard Chery, P.A., Orlando, FL
149. Isnel Sanon, Founder and Vice-President for Sales, Sanon Global LLC, Jersey City, NJ
150. Rev. Dr. Lee B. Spitzer, Executive Minister and Senior Regional Pastor, American Baptist Churches of New Jersey
151. Jean-Claude P. Cantave, President, J.C. Cantave, Inc., North Miami Beach, FL
152. Bid-Lose Olivier Francisque, RD, LDN, MPH Candidate, Benedictine University, Chicago, IL
153. Welson Joseph, Owner, WJ Expert Tree Services, Bowie, MD
154. Gina Cheron, Briarwood, NY

Justice for Haiti

publié le 1 août 2014 à 17:24 par Junia Barreau   [ mis à jour le·9 juil. 2015 à 19:12 par Haiti CholeraJustice ]

U.N. needs to do more than take ‘moral responsibility’ for cholera epidemic

Read more here: http://www.miamiherald.com/2014/07/15/4237971/justice-for-haiti.html#storylink=cpy


It’s been a long time coming, but finally this week U.N. Secretary General Ban Ki-moon acknowledged that the world body bears “moral responsibility” for introducing cholera into Haiti. Now the United Nations needs to be held accountable for the consequences of its actions.

Although he was only admitting the obvious, it took courage for the secretary general to go as far as he did in an interview with the Herald’s Jacqueline Charles, considering that the United Nations has been in denial for four years regarding its role in the cholera epidemic. No doubt, U.N. lawyers warned him against taking any kind of responsibility for the tragedy that killed some 8,500 Haitians and infected roughly 700,000.

But this should be only the beginning of the U.N.’s effort to make things right with the people of Haiti. “Moral responsibility” requires that the United Nations take concrete steps to back up the secretary general’s admission. Otherwise, it amounts to nothing more than hollow words.

The first thing the secretary general needs to do is apologize to the victims and their survivors on behalf of the United Nations. It doesn’t seem like a big deal, yet it would mean a lot to those who have been wronged. The U.N.’s failure to apologize, even though its own panel of experts pointed the finger at peacekeeping troops from Nepal for inadvertently introducing cholera into the country because of the lack of sanitary waste removal, has added insult to injury and created an enormous reservoir of resentment by Haitians.

Second, the United Nations needs to embark on a campaign to bring clean water and sanitation to Haiti. On this score, Mr. Ban is moving in the right direction. He is in Haiti this week on what he called a “necessary pilgrimage” to promote efforts to alleviate the epidemic, seeking support for a $2.2 billion, 10-year cholera-elimination campaign.

The program is commendable, but what’s needed is a U.N. commitment to ensure that there is no repetition of the epidemic and other infectious diseases endemic in the Haitian countryside. That means creating pilot projects around the country promoting clean sanitation, similar to the one Mr. Ban launched this week in the community of Los Palmas. U.N. donor countries need to step up here. Without clean sanitation, Haitians are condemned to perpetual misery and disease.

Finally, there is the troubling issue of compensation. The cholera outbreak is the subject of three lawsuits in U.S. courts, which the United Nations and Mr. Ban have rejected by citing the U.N’s claim of diplomatic immunity.

The law may be on the U.N.’s side, but diplomatic immunity (also called “sovereign immunity”) seems a flimsy response when 700,000 people have been victimized by the possible negligence of U.N. peacekeepers. And surely, it makes a mockery of Mr. Ban’s admission of “moral responsibility.” Accepting responsibility while refusing compensation rubs salt in the wound.

Last fall, U.N. High Commissioner for Human Rights Navi Pillay called for an investigation of the cholera epidemic and supported compensation for victims. Mr. Ban cannot in good conscience ignore this statement from one of the U.N’s own top officials.

The best way to establish a fair system of compensation would be to create a claims commission, not unlike the one that followed the BP oil spill on the Gulf Coast. A claims commission has its own complexities and aggravations, but it beats years of lawsuits and endless wrangling. It’s the right way to hold the United Nations accountable for its moral responsibility.


Read more here: http://www.miamiherald.com/2014/07/15/4237971/justice-for-haiti.html#storylink=cpy



Trois morts et plus d’une centaine de cas d’infections à Saint-Michel

publié le 1 août 2014 à 17:15 par Junia Barreau   [ mis à jour le·9 juil. 2015 à 19:13 par Haiti CholeraJustice ]

Correspondance Exalus Mergenat

Gonaïves, 17 juil. 2014 [AlterPresse] --- De retour en force à Saint-Michel de l’Attalaye, l’épidémie de choléra a causé la mort de 3 personnes et une trentaine de cas d’infections, durant ces deux dernières semaines, apprend l’agence en ligne AlterPresse auprès du directeur médical du centre de santé (Cds) de Saint-Michel de l’Attalaye, le Dr. Michelot Dorcenat.

Le nombre de cas de personnes, infectées par la maladie, tend à augmenter de plus en plus, malgré la présence des agents de la direction sanitaire de l’artibonite (Dsa) et des organisations internationales œuvrant dans le domaine de la santé et assainissement, comme l’action contre la faim (Acf) et l’organisation internationale pour les migrations (Oim), s’inquiète le directeur médical du Cds de Saint-Michel de l’Attalaye.

Les eaux des rivières et des puits, que consomment habituellement les habitantes et habitants de Saint-Michel de l’Attalaye, seraient contaminées, fait savoir le Dr Dorcenat, indiquant que le centre de traitement de choléra (Ctc) de Saint-Michel de l’Attalaye reçoit, par jour, plus d’une quinzaine de cas.

Pour l’instant, 28 personnes infectées reçoivent des soins au centre de traitement de choléra (Ctc) de la commune, tandis que plus d’une centaine d’autres reçoivent, eux aussi, des soins au niveau des points de réhydratation orale créés en cette circonstance.

Parmi les personnes infectées, figurent des femmes enceintes et des enfants de 4 à 8 ans.

3 cas de décès ont été enregistrés durant ces deux dernières semaines à Saint-Michel de l’Attalaye, selon le directeur médical.

Parmi les décès, deux sont survenus au Ctc de la commune.

Le troisième est un enfant âgé de 7 ans, connu sur le nom de Marcello, qui a rendu l’âme en cours de route dans la 2e section communale, Camathe, pendant qu’il se rendait à l’hôpital.

Le manque d’eau potable, les faiblesses en assainissement et hygiène sont des problèmes majeurs à Saint-Michel de l’Attalaye, où les habitantes et habitants consomment l’eau de puits ou de la rivière, et défèquent à même le sol, déplore Dr. Dorcenat.


LIRE LA SUITE SUR ALTER PRESSE


Lancement d’une campagne d’assainissement total à Los Palmas

publié le 1 août 2014 à 17:11 par Junia Barreau   [ mis à jour le·9 juil. 2015 à 19:14 par Haiti CholeraJustice ]

Correspondance Ronel Odatte

Los Palmas (Hinche / Haïti), 15 juil. 2014 [AlterPresse] --- Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu), le Sud-coréen Ban Ki-moon, et le premier ministre haïtien, Laurent Salvador Lamothe, ont lancé, le lundi 14 juillet 2014, une campagne d’assainissement total à Los Palmas (15 kms de Hinche, au nord-est de Port-au-Prince) [1].

La campagne d’assainissement total est un partenariat Gouvernement/Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), qui a pour objectif d’éliminer la défécation en plein air et d’améliorer l’accès à l’eau ainsi que les conditions d’assainissement dans les zones à haut risque.

Pour augmenter le taux d’accès à l’assainissement et à l’eau potable, dans les zones touchées par le choléra, l’organisme onusien voudrait aménager des points d’eau, construire et réhabiliter des systèmes de blocs de toilettes et des points d’eau dans les institutions (écoles, centres de santé, marchés publics).

L’agence onusienne envisage également d’apporter son appui à la construction de latrines, avec une approche participative.

Dans le cadre de la campagne de l’assainissement (2014-2019), l’Unicef et ses partenaires travaillent dans 6 communes prioritaires, dont Hinche, à partir d’une contribution financière de 14 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 46.00 gourdes ; 1 euro = 65.00 gourdes aujourd’hui), octroyés par le Canada et le Japon.

« Je suis triste. La maladie emporte vos proches et vous vous trouvez dans des situations très difficiles. Je partage votre douleur. Soyez rassurés, nous allons travailler en sorte que le choléra soit éradiqué en Haïti », déclare Ban Ki-moon, suite à une visite chez une famille éprouvée par le choléra.

Le secrétaire général de l’Onu a félicité les habitantes et habitants de Los Palmas pour avoir été si combatifs face à la maladie.

Prenant la parole, devant plusieurs centaines de personnes, en l’église catholique romaine Saint-Benoît, le secrétaire général de l’Onu a promis : non seulement de travailler à l’éradication du choléra, mais aussi de coopérer avec le gouvernement haïtien, dans le cadre de la recherche du bien-être de la population de Los Palmas.

Il a, en même temps, annoncé la vaccination de 200 mille personnes à partir de fin juillet 2014.

« Je suis venu à Los Palmas, en tant que Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, pour voir, par moi-même, les effets réels du choléra et exprimer, moi-même, mes plus sincères condoléances et sympathies au peuple haïtien qui a été affecté par le choléra », affirme-t-il, se disant « très humble » et « triste » de voir les effets de cette « tragédie ».

A date, plus de 8 mille morts du choléra ont été recensés sur le territoire national en Haïti.

Dans son intervention, le premier ministre Laurent Lamothe s’est félicité de l’opportunité de faire venir Ban Ki-moon jusqu’à Los Palmas.

« C’est un grand pas. La visite de Ban Ki-moon, de sa représentante Sandra Honoré, des responsables de l’Unicef et de beaucoup d’autres personnalités a une grande signification. Mon gouvernement ne lâche rien, quand il s’agit de l’intérêt de la population », se vante-t-il.

A Los Palmas, la visite de Ban Ki-moon n’a toutefois pas soulevé le même enthousiasme, manifesté par Lamothe.

Un jeune travailleur paysan, interrogé par AlterPresse, déclare qu’il n’accorde pas trop d’importance aux promesses faites par les intervenants.

« Nous voulons avoir accès à l’eau et à l’assainissement. Mais, cela ne peut pas arriver avec une simple déclaration de Ban Ki Moon. Si l’Onu tient à résoudre nos problèmes, elle devrait d’abord créer les conditions nécessaires, pour que les arbres ne soient plus coupés, et, ensuite, développer un programme d’aide colossal aux agricultrices et agriculteurs », réagit-il.

...

LA SUITE SUR ALTER PRESSE



Pas de réponse à la demande d’une commission de réparation

publié le 1 août 2014 à 17:05 par Junia Barreau   [ mis à jour le·9 juil. 2015 à 19:23 par Haiti CholeraJustice ]

P-au-P, 24 juil. 2014 [AlterPresse] --- Les Nations-Unies ignorent la demande faite depuis 4 mois par le nouvel expert indépendant sur la situation des droits humains en Haïti, Gustavo Gallón, de mettre sur pied une commission de réparation pour les victimes du choléra.

« Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de réaction officielle à ma demande », confie l’expert indépendant, lors d’une conférence de presse le mardi 22 juillet 2014. Il dit attendre une évaluation de sa recommandation au sein de l’Organisation des Nations Unies (Onu).

Accorder toutes les réparations aux victimes de l’épidémie de choléra a été parmi les recommandations faites par l’Expert indépendant dans son rapport sur la situation des droits humains en Haïti présenté en mars 2014.

Depuis son apparition en octobre 2010, la maladie a fait plus de 8 mille morts.

Des milliers de victimes du choléra ont porté plainte contre l’Onu pour sa responsabilité dans l’introduction de l’épidémie dans le pays.

1,500 Haïtiens, accompagnés de citoyens américains ont déposé, en mars 2014, une nouvelle plainte, par-devant un tribunal de Brooklyn (États-Unis d’Amérique), contre l’Onu, pour demander justice et réparation en faveur des victimes du choléra.

L’Onu continue de nier son implication dans l’introduction de cette maladie malgré les preuves avancées par des études scientifiques.

Au lieu de réparation, un Comité de haut niveau pour l’élimination du choléra a été créé par le premier ministre Laurent Lamothe et le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, en vue d’adresser, de préférence, des solutions contre la maladie.

La première réunion du comité s’est tenue à Port-au-Prince, le mardi 27 mai 2014.

La proposition de mettre sur pied ce comité mixte a été formulée par Lamothe à la tribune des Nations Unies, le 26 septembre 2013.


Alter Presse


1-10 of 42