4- Le combat des victimes pour la justice







Des victimes du choléra en Haïti témoignent



En s’appuyant sur les premiers rapports scientifiques confirmant l’origine népalaise du choléra, un « Collectif de mobilisation pour le dédommagement des victimes du choléra » s’est constitué et a appelé à la mobilisation générale pour accompagner les victimes en quête de justice. En octobre 2011, un an après l’apparition du choléra en Haïti, des manifestations se sont organisées à travers le pays pour demander à la MINUSTAH et l’ONU d’assumer leur responsabilité dans l’introduction du choléra en Haïti. Des manifestations hostiles à la présence des soldats onusiens sur le territoire haïtien deviennent plus fréquentes compte tenu de la colère populaire grandissante contre la MINUSTAH.

 

Face à la défaillance de l'État haïtien, en novembre 2011, une plainte collective a été officiellement déposée à New-York contre l’ONU par cinq mille victimes représentées par le Bureau des avocats internationaux et l’Institut pour la justice et la démocratie en Haïti.

 

RÉCLAMATIONS DES VICTIMES

     A-  L’installation des infrastructures sanitaires et d’un système de distribution d’eau potable par l'ONU sur l’ensemble du territoire national en vue de contrôler et d’enrayer l’épidémie du choléra.

    B-  Une compensation pour chacune des victimes du choléra, en tenant compte des pertes humaines et de toutes les personnes infectées. L’indemnisation réclamée se situe entre 50 000 et 100 000 dollars US par victime.

    C- La reconnaissance officielle par l’ONU de sa responsabilité dans l’introduction du choléra en Haïti et des excuses publiques à la nation haïtienne pour toutes les souffrances causées par l'épidémie.
 
Lire la demande de réparations
 
 

RESPONSABILITÉ CIVILE DE L'ONU
 
Les manquements de l'ONU ont été reconnus par de nombreux experts dans différents rapports, y compris dans celui commandité par cette organisation. La plainte contre l’ONU est justifiée car l’organisation a failli dans :

 1- le dépistage du choléra avant leur déploiement en Haïti des soldats en provenance du Népal, pays où le choléra est endémique et dans lequel une épidémie faisait déjà rage;

 2- l’installation d’infrastructures sanitaires adéquates dans le camp de la MINUSTAH à Mirebalais; une négligence de l’ONU qui a occasionné la contamination par des déchets humains de la rivière Meille, un affluent du fleuve Artibonite. Le fleuve Artibonite est le plus important cours d’eau d’Haïti dont dépendent des centaines de milliers d’Haïtiens pour s’abreuver, se laver et irriguer leurs terres agricoles;

3- la prise d’actions immédiates pour contrer l’épidémie du choléra puisque l’ONU a volontairement reporté toute investigation compétente destinée à faire le point sur l’épidémie d’une part, et, d’autre part, a dissimulé la découverte de l’origine népalaise   du choléra par des experts dûment mandatés, le tout aux dépens de la vie des Haïtiens.

En termes légaux, ces défaillances constituent une négligence, une faute grave, une non-assistance à personne en détresse, le non-respect des engagements de l’ONU impliquant sa responsabilité civile pour les préjudices et les morts causés par le choléra.

Traduction du Cholera litigation (le contentieux)
 


   
 

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